Mes lecteurs les plus assidus attendaient cet article depuis mercredi dernier, le voilà enfin, ils vont être contents : oui, j'ai bien eu l'avertissement annonçant l'attentat, la veille, mardi 4 novembre 2025, avec un pic de consultations de mon blog à 520.
En
2021, Aurélie Censier a rejoint la clinique Kerfriden, à Châteaulin
(29). Son intégration n’a pas été évidente. « J’avais des doutes sur ses
comportements. C’est rare, dans ma carrière, mais je n’arrivais pas à
la cerner. Elle ne s’investissait pas, elle survolait », dit sa
responsable.
Mais auparavant, à Brest, aucun problème, elle est parfaitement "normale", dans la norme des infirmières brestoises...
Mais
qui est réellement Aurélie Censier, accusée d’avoir tué son conjoint,
le 1er avril 2022, à Brest, de deux balles dans la tête ? Au premier
jour de son procès, à Nantes, cette infirmière est apparue confuse,
manipulatrice et pas vraiment une femme sous emprise du défunt.
« Comment,
dans votre tête d’infirmière, peuvent se rencontrer les valeurs
d’écoute, d’aide et de soins et ce qu’on sait du dossier ? », a
interrogé la présidente de la cour d’assises de Loire-Atlantique. (Photo
Thierry Charpentier/Le Télégramme)
« Comment,
dans votre tête d’infirmière, peuvent se rencontrer les valeurs
d’écoute, d’aide et de soins et ce qu’on sait du dossier ? Avoir tiré, à
deux reprises, sur un homme. On imagine qu’au regard de vos valeurs,
c’est difficile ? » Il est près de 15 h, ce mardi 14 octobre, et Karine
Laborde, présidente de la cour d’assises de Loire-Atlantique, à Nantes,
vient de rentrer dans le vif du sujet.
Jusque-là,
la magistrate avait écouté Aurélie Censier se présenter comme « assez
suiveuse ». En 2011, à l’âge de 23 ans, cette femme originaire du
Val-de-Marne a brutalement coupé les ponts, six ans durant, avec ses
parents, pour suivre son premier compagnon. « On a le sentiment de
quelque chose de brutal, de radical », commente la présidente. L’accusée
se décrit sous influence. Elle mettra au monde une fille, en 2014. Elle
renoncera à son autorité parentale après la rencontre avec son nouveau
conjoint, Adrien S. « Encore une fois, c’est une décision très
radicale », s’étonne la présidente. « C’est Adrien qui me l’a demandé »,
assure-t-elle.
En
2021, Aurélie Censier a rejoint la clinique Kerfriden, à Châteaulin
(29). Son intégration n’a pas été évidente. « J’avais des doutes sur ses
comportements. C’est rare, dans ma carrière, mais je n’arrivais pas à
la cerner. Elle ne s’investissait pas, elle survolait », dit sa
responsable. « J’ai l’impression qu’elle vivait dans un monde virtuel.
Elle avait une personnalité ambiguë », témoigne une infirmière de nuit
qui sera choquée d’apprendre, de la bouche de l’accusée, que cette
dernière a foncé en voiture sur un monsieur qui lui était passé devant, à
la caisse d’un supermarché. « Ça ne s’est pas passé comme ça ! »,
assure Aurélie Censier.
Il était charismatique. Il me permettait de casser mon image de fille sage
« Je ne me voyais plus sans lui »
Adrien
S. est rentré dans sa vie en novembre 2016, lors d’une soirée dans un
bar de Plougastel-Daoulas (29). Elle a été « attirée par sa jeunesse, sa
liberté. Il était charismatique. Il me permettait de casser mon image
de fille sage ». La présidente : « Vous pensiez avoir une image de fille
sage ? ». L’accusée : « Oui, j’avais 29 ans, je n’avais pas profité de
ma jeunesse ». Alcool, drogues… À ses côtés, elle a aussi découvert des
pratiques sexuelles à plusieurs. « C’était ça ou je prenais la porte… »
Elle se décrit sous le joug de son compagnon, subissant ses désirs et sa
toxicomanie. « Je ne me voyais plus sans lui. »
« Des armes partout dans le logement »
Dans
la nuit du 1er avril 2022, à Brest, elle lui a tiré deux cartouches de
carabine dans la tête, alors qu’il était allongé sur leur lit. Leurs
deux filles de 2 et 3 ans dormaient à côté. Sur place, les policiers ont
découvert « des armes partout dans le logement ».
En
détention, Aurélie Censier a entamé, en juillet 2023, une relation avec
un homme condamné pour viol sur mineur de 15 ans et actuellement sous
mandat criminel dans une affaire de meurtre. La présidente lit leurs
lettres enflammées et estime que « ce sont des éléments qui
interrogent ». Pour l’accusée, « c’est surtout du soutien moral ».
L’auteur de l’attaque contre une synagogue de Manchester avait fait allégeance à l’organisation Etat islamique, selon la police
L’auteur de l’attentat de la semaine dernière, Jihad Al-Shami, un Britannique d’origine syrienne de 35 ans, a été tué par la police. Deux fidèles juifs ont été tués dans cette attaque menée le jour de la fête de Yom Kippour, qui a aussi fait trois blessés graves.
Le Monde avec AFP
Publié le 08 octobre 2025 à 18h22
Devant la synagogue de Heaton Park après l’attentat qui l’a touchée, à Manchester (Grande-Bretagne), le 6 octobre 2025. PHIL NOBLE/REUTERS
L’auteur de l’attentat contre une synagogue à Manchester la semaine dernière avait appelé la police durant l’attaque en affirmant « prêter allégeance au groupe Etat islamique », a rapporté mercredi 8 octobre un porte-parole de la police antiterroriste britannique.
« Au début de l’attaque devant la synagogue de la communauté hébraïque de Heaton Park, l’assaillant a appelé la police, affirmant prêter allégeance au groupe Etat islamique », a déclaré ce porte-parole. L’auteur de l’attentat, Jihad Al-Shami, un Britannique d’origine syrienne de 35 ans, a été tué par la police.
Deux fidèles juifs, Melvin Cravitz et Adrian Daulby, ont été tués dans cette attaque menée le jour de la fête de Yom Kippour, qui a aussi fait trois blessés graves. La police a reconnu qu’Adrian Daulby et l’un des blessés avaient été touchés par un tir des forces de l’ordre, alors qu’elles tentaient d’empêcher l’assaillant d’entrer dans le lieu de culte.
Ce dernier avait foncé avec sa voiture sur des personnes qui se trouvaient devant le bâtiment, avant de sortir de son véhicule et d’attaquer des fidèles avec un couteau. La police antiterroriste avait affirmé qu’il n’avait jamais fait l’objet d’un signalement pour extrémisme mais qu’il « a pu être influencé par l’idéologie islamiste radicale ».
Nombreux attentats en Europe
Cet attentat, qui s’est produit au moment où la synagogue était très fréquentée, est l’un des pires visant la communauté juive en Europe depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, qui a déclenché la guerre à Gaza.
Six personnes soupçonnées de « préparation et d’incitation à commettre des actes terroristes » ont été arrêtées, dont deux ont été libérées samedi. Le porte-parole de la police antiterroriste a précisé mercredi que l’enquête se poursuivait « sur les motivations » en jeu derrière cette attaque.
L’organisation djihadiste Etat islamique (EI) s’était emparée de vastes territoires en Irak et en Syrie au début des années 2010, avant de s’effondrer en 2019. Elle a revendiqué de nombreux attentats en Europe et dans le monde. D’autres attaques ont été commises par des personnes affirmant agir au nom de l’EI, sans revendication explicite du groupe lui-même.
Deux morts dans une "attaque terroriste" devant une synagogue à Manchester, le suspect abattu
Europe
Deux personnes sont mortes,
quatre autres ont été été grièvement blessées, jeudi, devant une
synagogue, le jour de la fête de Yom Kippour, à Manchester, en
Angleterre. Le suspect a été abattu. Le Premier ministre, Keir Starmer, a
écourté son déplacement à Copenhague en raison de cette attaque
qualifiée de "terroriste".
Deux personnes sont mortes et quatre ont été grièvement blessées, jeudi 2 octobre, devant une synagogue, à Manchester, en Angleterre.
La police a qualifié l'attaque de "terroriste". Le suspect a été abattu
par les forces de l'ordre sept minutes après avoir reçu l'appel
téléphonique ayant signalé l'attaque et deux personnes ont été arrêtées.
"Trois
personnes sont mortes, dont l'assaillant", a précisé sur X la police,
qui attendait l'action d'une équipe de déminage pour confirmer si cet
homme était encore en vie ou non, car il portait sur lui "des objets
suspects".
"Nous avons procédé à deux arrestations", a déclaré de
son côté le chef de l'unité antiterroriste de la police londonienne,
Laurence Taylor, lors d'une conférence de presse. "Nos équipes
spécialisées mènent désormais l'enquête sur ce qui s'est passé (...) et
travaillent en étroite collaboration avec la police du Grand
Manchester", a-t-il ajouté.
La police avait indiqué un peu plus
tôt sur X avoir été appelée vers 9 h 30 (8 h 30 GMT) sur le lieu du
drame, devant la synagogue d'Heaton Park située dans le quartier de
Crumpsall, dans le nord de la ville, après qu'un témoin a vu "une
voiture foncer sur des personnes et un homme être poignardé".
"Moyens de police supplémentaires"
Le Premier ministre Keir Starmer,
qui s'est dit "horrifié" par cette attaque, va écourter sa présence au
sommet de la Communauté politique européenne (CPE) à Copenhague pour
retourner au Royaume-Uni, a fait savoir une source gouvernementale
britannique.
Il a annoncé le déploiement de "moyens de police
supplémentaires" afin d'assurer la sécurité des synagogues à travers le
Royaume-Uni.
"Rien ne laisse présager une menace accrue" à Londres, a toutefois fait savoir la police de la capitale dans un communiqué.
Le
drame s'est produit le jour de la fête juive de Yom Kippour, la plus
sainte du judaïsme. Pendant cette fête, les croyants se rendent
habituellement plusieurs fois à la synagogue pour prier.
Cette attaque intervient également à quelque jours du deuxième anniversaire de l'assaut meurtrier du Hamas dans le sud d'Israël,
le 7 octobre 2023, qui avait fait 1 219 morts, en majorité des civils,
d'après un bilan établi par l'AFP à partir de données officielles.
En
représailles, l'armée israélienne a déclenché une vaste offensive dans
la bande de Gaza qui a fait 66 055 morts, en majorité des civils, selon
les chiffres du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugés
fiables par l'ONU. Après deux ans de conflit, ce territoire palestinien a
subi des destructions massives et la situation humanitaire y est
catastrophique.
Et au mois d'août : après une pointe à 459 et 499 consultations les 28 et 29 juillet, 746 le 2 août, 690 le 5 août, 416 le 8 août, 313 le 14 août, 522 le 19 août, 518, 575 et 430 les 26, 27 et 28 août.
« Les
images sont particulièrement choquantes » : après l’attaque place
Guérin à Brest par un groupe masqué, les réactions se multiplient à
gauche
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Pierre-Yves
Cadalen, député LFI de Brest, François Cuillandre, maire de Brest,
parti communiste et une lettre ouverte au procureur de la République de
Brest par un collectif marqué à gauche… Les réactions se multiplient au
lendemain de l’attaque Place Guérin.
Un bar de la place Guérin a subi une attaque dans la nuit de samedi à dimanche. (Photo Le Télégramme/Isabelle Jaffré)
Suite à l’attaque de la nuit à samedi 20 à dimanche 21 septembre 2025,
de clients en terrasse place Guérin à Brest par un groupe masqué, le
député (LFI) de Brest, Pierre-Yves Cadalen, a réagi ce dimanche midi. «
Des individus pour certains armés de battes de baseball s’en sont pris à
des personnes en train de passer une soirée tranquille et conviviale.
Les images sont particulièrement choquantes. Visage dissimulé, bande
organisée, préméditation : les éléments des agressions d’extrême droite
de ces dernières semaines sont bien présents. J’apporte tout mon soutien
aux victimes blessées et aux personnes choquées, exposées à une
violence insupportable », écrit le député dans un communiqué, en
demandant aux autorités de réagir.
« La protection populaire et républicaine doit valoir »
«
Les membres connus des groupes d’extrême droite doivent être convoqués
immédiatement par la police. Les individus coupables de l’agression de
citoyens doivent être interpellés au plus vite. Brest est solidaire,
Brest est antifasciste, Brest est joyeuse, vivante et bien loin de
l’immonde violence de ces fascistes. La place Guérin est à l’image de
notre ville. La protection populaire et républicaine doit valoir,
l’indifférence coupable cesser », conclut-il.
François Cuillandre : « soutien plein et entier aux victimes »
Le
maire de Brest, François Cuillandre a également réagi dans la journée
face à cette « agression » pour appeler au calme. « Cette nuit, des
faits d’une extrême gravité se sont déroulés Place Guérin, apparemment
planifiés à l’avance et fomentés par un groupuscule d’extrême droite. Je
condamne avec la plus grande fermeté de telles exactions, qui n’ont pas
leur place à Brest, ville où le dialogue et le respect du
vivre-ensemble ont toujours prévalu. Les désaccords politiques ne se
règlent pas à coups de poing ou de battes de base-ball ! Les forces de
l’ordre sont pleinement mobilisées pour enquêter sur les circonstances
de cette agression. J’adresse aux victimes mon soutien plein et entier
et j’appelle, dans ce contexte de tensions, chacun et chacune, à la
retenue et au calme ».
Le PS de Brest, s’inquiète lui des
événements. « Les discours de haine relayés par certains médias et
réseaux sociaux légitiment la violence des groupuscules d’extrême
droite. De telles scènes de violence n’ont rien à faire dans notre
ville. Le parti socialiste adresse ses pensées aux victimes et condamne
fermement les auteurs ». Il appelle également les Brestois à participer
au rassemblement à 19 h place Guérin.
Le PCF et le Modem adressent aussi leur soutien aux victimes
La
section du Pays de Brest du PCF a également adressé son soutien aux
blessés. « Face à ces actes odieux, lâches et méprisables, la section du
Pays de Brest appelle les forces démocratiques à l‘union et à la
mobilisation face au négationnisme qui tente de gagner du terrain
alimenté par les victoires de l’extrême droite à travers le monde. Il
incombe aux autorités de l’État de donner une suite aux nombreuses
plaintes déposées pour garantir la sécurité des citoyens sur la ville de
Brest », indiquent les communistes qui annoncent leur présence au
rassemblement de dimanche soir.
Le Modem de Brest a lui aussi
condamné « ces actes de violence. Nous exprimons notre plein soutien aux
victimes blessées, ainsi qu’aux policiers et pompiers pris à partie
lors de leurs interventions », appelant lui aussi à « éviter toute
escalade de tensions dans notre ville ».
Quant aux radicaux de
gauche (LRDG), ils « condamnent fermement l’aggression violente qui
s’est déroulée place Guérin » et apporte son soutien aux victimes.
« Cette violence inédite est digne de comportements de voyous,
décomplexés. Les bornes sont franchies. De telles actions fragilisent
notre démocratie qui est en jeu et bafouent les valeurs de notre
République », concluent-ils.
Demande d’une réponse judiciaire avec une lettre ouverte au procureur
«
Tout laisse à craindre que soient présents sur notre ville des membres
de l‘extrême droite bien décidés à investir violemment Brest y compris
via des agressions physiques. […] Aujourd’hui, nous considérons que le
traitement judiciaire qui leur est consacré est en deçà de ce qu’il
devrait être dans un état de droit. […] Nous vous demandons quelles sont
les dispositions que vous prendrez et ce qui va advenir des nombreuses
plaintes qui ont déjà été déposées. En l’absence de réponse judiciaire,
nous redoutons que cela ne revienne à reconnaître un droit à l’impunité
pour ces nervis d’extrême droite », écrit le collectif.
Émeutes à Brest : scènes de désolation au petit matin à Kérourien et Keredern [Diaporama]
Ce
vendredi matin, dans les quartiers de Keredern et Kérourien, à Brest,
les dégâts de la nuit d’émeutes étaient par endroits impressionnants.
Retour en images.
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Des véhicules ont été brûlés aux entrées du quartier Kérourien, pour gêner l’arrivée des pompiers et de la police.
Le Télégramme/David Cormier
Près
du bureau de Brest métropole habitat, plusieurs véhicules ont été
incendiés. Ce vendredi matin, des habitants calfeutraient leur véhicule,
dont les vitres avaient été brisées.
Le Télégramme/David Cormier
À
Kérourien, des voitures ont été brûlées, et même un engin de chantier
amené devant le centre social, qui a déjà été touché dans le passé.
Le Télégramme/David Cormier
La loge du gardien de Kérourien a été largement vandalisée.
Le Télégramme/David Cormier
Le bureau de Brest métropole habitat situé à Saint-Pierre, dans le quartier de Kérourien, a été attaqué également.
Le Télégramme/David Cormier
Dans
le quartier de Keredern, au croisement des rues Grétry/Gabriel-Fauré,
les voitures devaient slalomer entre les restes de feux de la nuit, ce
vendredi matin.
Le Télégramme/David Cormier
Dans
le quartier de Keredern, au croisement des rues Grétry/Gabriel-Fauré,
les voitures devaient slalomer entre les restes de feux de la nuit, ce
vendredi matin.
Le Télégramme/David Cormier
Devant l’entrée du groupe scolaire Paul-Dukas, à Keredern, les restes d’un feu de poubelles.
Le Télégramme/David Cormier
À Keredern, la Ligue de l’Enseignement, la Fol 29, Usep et l’Ufolep n’ont plus de locaux.
Le Télégramme/David Cormier
À Keredern, la Ligue de l’Enseignement, la Fol 29, Usep et l’Ufolep n’ont plus de locaux.
Le Télégramme/David Cormier
Au rond-point des rues Grétry/Gay Lussac, les vandales s’en sont aussi donné à cœur joie.
Le Télégramme/David Cormier
« C’est
la désolation ! » Une retraitée du quartier de Kérourien, à Brest,
dressait un constat accablant de ce qu’elle a vu durant la nuit et des
dégâts qu’elle observait ce vendredi 30 juin 2023 au matin. Les émeutes
ont laissé des traces au centre-ville et dans certains quartiers. Nous
avons pris des images, notamment à Keredern et Kérourien. Où des
habitants étaient hébétés de voir le centre social en partie brûlé, des
voitures et même un engin de chantier également, ainsi que la loge du
gardien et le bureau de Brest métropole habitat saccagés.
« C’était la guerre ! »
« Ils
étaient une cinquantaine de jeunes, vers minuit, et il y avait de la
fumée partout », détaillait une femme. « J’ai dû refermer la fenêtre,
cela prenait la gorge. J’ai eu peur ! ». « Cela a commencé vers minuit,
c’était la guerre ! », glisse un homme. « Ils étaient presque tous
habillés en noir, avec des bâtons. J’ai vu des gaz lacrymogènes et je me
suis demandé s’il n’y avait pas des bagarres entre bandes. J’espère que
cela ne va pas recommencer ce (vendredi) soir ! »
« Comment
ont-ils pu prendre l’engin de chantier ? », s’interrogeaient des gens.
« Il faut instaurer l’état d’urgence », prônaient plusieurs personnes.
Des habitants calfeutraient leur voiture dont les vitres étaient
brisées.
À
Keredern, c’est le bâtiment abritant la Ligue de l’enseignement,
l’Ufolep-Usep, la Fol 29, qui a le plus souffert. Mais les véhicules
devaient encore slalomer entre les poubelles et palettes brûlées, en
particulier rue Grétry.